Caravage Avocats, Pourquoi Caravage ?

Si nous aimons ce peintre, c’est bien évidement pour sa peinture, son style, sa technique, mais aussi pour l’homme lui-même qui est fait de contraste, de différences et de révolte, hors les modes, en toute indépendance. La frontière entre le bien et le mal, la difficulté d’être juste.   Comment représenter au mieux notre travail, qu’au travers la vie de ce grand peintre qui sera, durant toute sa vie, confronté au jugement.

CARAVAGE ?

Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage (Il Caravaggio), du nom de la petite ville d’où était originaire sa famille et où il a passé sa petite enfance, peintre italien né le 29 septembre 1571 à Milan, mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole.
Un homme « différent » fait de contrastes, et un artiste magnifique bien que la reconnaissance de son génie n’a réellement été effective qu’au 19e.

 

SA VIE ?

Un jeune homme tempétueux à la vie « dérangeante ».
Cela lui vaut plusieurs séjours en prison ou à l’hôpital. Il est souvent obligé de fuir pour échapper aux conséquences notamment judiciaires de ses actes.
Scandales et vie dissolue lui attirent les foudres de la Justice, de l’Église et des autorités.

À 22 ans, il entre à l’atelier de Cesari, peintre attitré du Pape. Il doit peindre des fleurs et des fruits.
Il n’y reste pas, mais se lie avec des artistes de l’Académie Saint-Luc et commence à
peindre des tableaux religieux (Madeleine repentante ) et des scènes de genre (Les Tricheurs, la Diseuse de bonne aventure et Les Musiciens. )

Rapidement on parle de lui comme le « celeberissimo pittore » (peintre le plus célèbre).
Le Cardinal Del Monte le remarque. Il lui achète la toile des Tricheurs et le prend sous sa protection (1597). Des œuvres majeures, dans les domaines des œuvres religieuses et des scènes de genre se succèdent dont Le Concert et Le joueur de luth.

Il reçoit des commandes importantes, notamment de la part du clergé.
Ainsi naissent : La Vocation et Le Martyre de saint Matthieu pour la chapelle Contarelli de Saint-Louis-des-Français, La Conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas et Le Crucifiement de Saint-Pierre pour la chapelle Cerasi à Sainte-Marie-du-Peuple.

Des œuvres sont refusées pour excès de « vulgarité ». Elles sont alors le plus souvent achetées par de riches amateurs d’art.
En 1606, il tue en duel le chef de la milice de son quartier.  Il est condamné à mort et doit fuir.

Il se rend à Naples (alors terre espagnole) avec la famille Colonna.
Il produit et vend le retable Les Sept Œuvres de miséricorde, pour l’église de la congrégation du Pio Monte della Misericordia, et La Flagellation du Christ.

En 1607, il s’installe à Malte.
Il peint le portrait du grand Maitre de l’Ordre des Chevaliers de Malte et des œuvres, dont son plus grand tableau (3,61 x 5,20 m) : la Décapitation de Saint Jean-Baptiste.

En 1608,  il est fait Chevalier de grâce de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Cependant, des bagarres provoquent sa radiation de l’Ordre et son emprisonnement. Il s’évade.

Le Caravage débarque alors à Syracuse (Sicile) où il exécute plusieurs commandes pour les grandes familles et pour le clergé.  Il s’emploie, avec l’appui de ses protecteurs et en peignant des tableaux moins provocateurs, à obtenir la grâce du pape afin de pouvoir rentrer à Rome.

En octobre 1609, il retourne à Naples, où il est très grièvement blessé dès son arrivée dans une nouvelle bagarre.

Il part pour Rome, car une grâce pontificale pourrait lui être accordée.
Il perd en cours de route les tableaux qu’il avait emportés.

Il meurt en 1610 à Porto Ercole .
Personne ne demande sa dépouille. En 2010, ses restes sont retrouvés.

SA PEINTURE ?

Il dessine très peu et peint directement sur la toile, d’un seul trait.
Son originalité est éclatante au regard des peintres de son époque : un fond neutre, pas de décor, des personnages en action, une extrême précision dans les détails.
Il ne peint jamais un fond de nuages, un ciel étoilé… tout est centré sur LE sujet du tableau et ses émotions.

Ses modèles sont souvent les gens qu’il côtoie dans les bas fonds, la rue, etc.
Le peintre ne corrige pas les imperfections physiques de ses modèles.
Une lumière vive, émanant d’un point en hauteur du tableau éclaire certains visages et en alise d’autres dans ombre, illustre les reflets de la lumière sur la peau, le verre ou le métal.

Caravage est indéniablement un Maitre de la technique du clair obscur.
Les personnages ou la scène sont souvent placés sur un fond sombre, souvent sans décor.
Le travail sur les ombres et les lumières et notamment ses effets sur la peau est remarquable.
Aujourd’hui encore, la technique dite du clair-obscur introduite par Le Caravage est largement utilisée en photographie par des artistes comme Sally Mann, Robert Mapplethorpe, Joel-Peter Witkin et bien d’autres.

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